Le CSA a donc cédé à la pression de l'ensemble des éditeurs de radio privés, publics et associatifs et vient d'annoncer le report au 1er octobre de la date de dépôt des dossiers de candidatures pour la radio numérique. Le lancement commercial est donc retardé de plusieurs mois.
Le lancement commercial de la radio numérique en France n'interviendra donc pas fin 2008, comme l'avait souhaité en décembre 2007 Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication. En effet, le CSA, sous la pression de l'ensemble des éditeurs de radio, publics et privés réunis au sein du GRN, et associatifs avec le SNRL et le CNRA, vient d'annoncer le report de la date limite de dépôt des dossiers de candidatures pour la radio numérique au 1er octobre 2008. Cette date avait été intialement fixée au 16 juin prochain, dans le cadre de l'appel aux candidatures lancé le 26 mars dernier, sous la direction de Rachid Arhab, président du groupe de travail sur la radio numérique au CSA. Pourtant, le GRN avait affirmé maîtriser parfaitement la norme retenue - le T-DMB - et avait enjoint les autorités d'ouvrir rapidement un 1er appel aux candidatures.
La décision du CSA laisse dubitatif quand à l'avenir de la radio numérique en France. D'autant qu'un 2ème appel aux candidatures devait intervenir à la fin de l'année pour la couverture des axes autoroutiers et d'une quizaine d'agglomérations supplémentaires. Le CSA n'a pas précisé si ce calendrier serait maintenu. Il a toutefois indiqué que "ce délai complémentaire qui ne remet aucunement en cause le processus de lancement de la radio numérique terrestre, sera mis à profit par l'ensemble des acteurs pour préciser, dans les dossiers de candidature, les caractéristiques économiques et techniques des projets (évaluation des coûts de diffusion, modalités de financement des radios associatives...)". Ce report retardera d'autant l'initialisation du parc de récepteurs, qui prendra plusieurs années.
Il a par ailleurs précisé que ce report permettra "le cas échéant, l'optimisation et l'actualisation du plan de fréquences". En effet la bande III est toujours partiellement occupée par la diffusion analogique Canal+. Pour compléter l'offre de la future radio numérique, le CSA a donc inclu des ressources situées dans la bande L, techniquement moins performante et dont l'exploitation est beaucoup plus coûteuse que la bande III. Une option qui a provoqué les réticences de nombreux opérateurs, mais qui n'était pas un mystère au moment de l'ouverture de l'appel aux candidatures. Quoiqu'il en soit, ce nouveau report retardera d'autant le déploiement effectif de la radio numérique, pour le plus grand bénéfice des supports alternatifs de diffusion de la radio tels qu'Internet, en pleine expansion depuis plusieurs années.
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Par Eléa Vidal
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