Pour la 1ère fois, les 4 grands instances représentatives des stations associatives ont lancé un appel commun pour exprimer leurs inquiétudes sur le lancement de la radio numériques, et en appellent aux pouvoirs publics.
Pour la 1ère fois, le SNRL, la CNRA, la Férarock et Iastar, principales organisations représentatives des stations associatives, ont lancé un appel commun, après la décision du CSA d'ouvrir un premier appel aux candidatures sur la radio numérique. Rappelant que les stations associatives sont "une composante essentielle de la diversité culturelle et médiatique en France", ces 4 organisations soulignent que les associatives emploient 2 500 personnes et font appel à des dizaines de milliers de bé,évoles. "Elles contribuent, pour une part déterminante au pluralisme, à la diversité culturelle et à la liberté d'expression", poursuivent les représentants des associatives.
Les stations associatives soulignent que "le passage au numérique présente un véritable risque technologique", alors que le gouvernement a retenu en décembre dernier le T-DMB comme norme unique de diffusion. "Aucune expérimentation ne garantit qu'elle permette l'accès au numérique des opérateurs actuellement autorisés, ni à fortiori, d'en accueillir de nouveaux", estiment les associatives. Une offre enrichie et diversifiée étant l'une des clés du succès de la radio numérique, les organisations associatives ajoutent que l'adoption d'un standard multinormes retenant le DAB + à côté du T-DMB, aurait permis de diffuser un plus grand nombre de programmes par multiplexes, et surtout une compatibilité avec les opérateurs européens ayant chois le DAB +. Car la radio française est engagée dans une voie d'isolement technologique complet au niveau européen. Le T-DMB n'a en effet été retenu par aucun autre pays européen pour la diffusion de la radio numérique.
Les organisations associatives souhaitent désormais que l'appel aux candidatures respecte "la diversité des médias sur le territoire fraçais et l'équité pour l'accès aux nouvelles technologies radio". Elles se prononcent en faveur de "la définition de taille d'allotissements pour la radio numérique compatible avec la zone de diffusion actuelle des radios locales", ainsi que la réservation dans chaque multiplexe d'une part en pourcentage égale à celle occupée en FM par les stations associatives sur la zone concernée. Enfin, les radios associatives demandent que la ressource allouée sur chaque canal soit la même pour toutes les radios, et que la répartition entre les images, le son et les données associées se fasse "à la discrétion de chaque radio".
Enfin, alors que le secteur de la radio associative est en proie à de sérieuses difficultés financières depuis plusieurs années, les organisations soulignent que le passage au numérique entraînera un coût de diffusion supplémentaire, auquel s'ajoutera la création et la gestion des données associées. Sur ce point, le gouvernement s'est engagé à un effort particulier, mais aucune mesure de financement concrète n'a été annoncée. Les radios associatives demandent que le FSER "soit abondé de manière supplémentaire et conséquente", conformément à la préconisation du CSA du mois d'avril 2007. Le FSER devra "permettre aux radios associatives d'accéder au numérique en terme d'équipement et de diffusion (...) en tenant compte des budgets supplémentaires générés". Enfin, les stations associatives demandent à être reçues rapidement par leurs autorités de tutelle.
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Par Thibault Leroi
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